Vol vers Cape Town la semaine dernière. Le temps était clair et l’avion a survolé la région du Western-Cape. Le vaste plateau semi-aride du Karoo et ses terres rouges-orange, puis le patchwork de vignobles qui borde les pentes des montagnes du Boland.
Le but du voyage était un meeting avec la municipalité de Cape Town, pour négocier les revendications des organisations partenaires dans la campagne WCCA dirigée par StreetNet. De notre côté, une équipe de 10 personnes a été constituée, composée de représentants de diverses organisations du western-cape. Du côté de la municipalité, trois fonctionnaires engourdis qui nous observaient le sourcil relevé. Leur réponse fut polie et engageante. Mais ce n’est que la première étape d’une longue série de rencontres. Je n’assisterai visiblement qu’aux premiers balbutiements d’un processus de consultation qui s’étalera jusqu’en 2010 (et au-delà espérons-le).
J’ai ensuite profité du week-end pour rendre visite à un cousin germain de mon père. Ne l’ayant jamais rencontré de ma vie je ne savais pas à quoi m’attendre, mais je me suis trouvé très bien accueillie. Sa charmante fille, Danielle, et son chum italien m’ont prise sous leur aile et m’ont fait découvrir la ville et ses environs. Et quelle ville! Cape Town est magnifique, scénique. C’est la montagne et la mer, le surf et le vin, les promenades à pied ou à vélo longeant l’une ou l’autre des côtes et offrant des points de vue spectaculaires. Mais c’est surtout le bout de l’Afrique et la rencontre de deux océans, l’un chaud et vert-gris, l’autre bleu et glacial.
Cape Town est différente du reste de l’Afrique du sud. Ce me semblait être un autre monde. De l’architecture coloniale jusqu’au climat quasi méditerranéen, l’ambiance est européenne, tranquille, claire et ordonnée. La ville contraste avec Johannesburg, plutôt sale et colorée, ainsi qu’avec Durban, plutôt tropicale. Je m’émerveille devant l’éventail d’identités qui se voisinent dans ce pays. Tout est tellement différent d’une campagne ou d’une ville à l’autre. Je rentre à Durban et n’ai pas entendu de zoulou depuis deux semaines. En revanche, j’ai entendu pas mal d’afrikaans, de sotho à Johannesburg, et de xosa à Cape Town. Mes compétences linguistiques ne s’améliorent donc guère. Pour ce qui est du zoulou je n’en suis toujours qu’à savoir faire le thé…
